Présentation
Dessinatrice de paréidolies et autres bizarreries que produit le cerveau, l’inconscient, le lâcher-prise si tant est qu’on ne pose pas de barrières au spontané, à l’imprévu, à l’inattendu, l’inopiné… Points, lignes, couleurs : je laisse ma main produire des formes, des images, des sensations surprenantes, réjouissantes et parfois je m’émerveille devant des apparitions.
À 5 ans, je retraçais les écritures dans les cahiers de mon frère aîné avec un stylo d’une autre couleur. C’était mon « travail » volontaire, beau et nécessaire (les écritures sont toujours présentes). Adolescente, je n’ai pas su convaincre mes parents pour m’inscrire au concours des Beaux-Arts de Rennes, j’ai suivi des cours du soir, une respiration nécessaire au début de ma vie professionnelle. Ma vie familiale a donné une large place pour les jeux, l’artisanat et l’art.
Je continue à laisser advenir, à ne pas chercher à faire. Les expressions liberticides : « ça ne ressemble à rien », « ça n’a pas de sens » qui se voulaient éducatives dans mon enfance, je les vois aujourd’hui comme des pistes de créations, de découvertes, d’étonnements et d’humour. J’utilise des Bics sur du papier d’imprimante pour avoir la sensation de glissement (cette facilité de traçage a créé mes « écritures mêlées »), des crayons de couleur pour leur facilité d’utilisation (journal intime), de la gouache pour son onctuosité.
Cela a suscité ces alternances de points de couleur sur certains dessins. Et je partage l’idée de Nietzche qui écrit : « Nous avons l’art pour ne pas mourir de la vérité » .





